Autres options de partage
WhatsAppLinkedInE-mail

Un prélèvement échoué peut avoir des conséquences importantes lorsqu’un sinistre survient juste après. Une prime impayée ne signifie toutefois pas automatiquement que votre assureur peut rejeter toute demande. Pour une prime ultérieure, la mise en demeure, l’avertissement et le délai accordé sont des points essentiels à examiner. En cas de demande importante ou de résiliation annoncée, faites rapidement examiner la validité de la mesure. Cette explication concerne les assurances de dommages des particuliers aux Pays-Bas. Pour une première prime, une assurance professionnelle, une assurance vie ou une assurance maladie, il faut d’abord établir précisément quelles règles s’appliquent.

Sources (3)
Sur cette page

1. Déterminer quelle prime manque

Demandez un décompte des primes indiquant le contrat concerné, la période, l’échéance et l’imputation des sommes reçues. Comparez-le à vos relevés bancaires. Lorsque plusieurs assurances sont regroupées, un paiement peut avoir été imputé autrement que vous ne le pensiez. Un débit sur votre compte ne prouve pas non plus que la somme a été définitivement payée : vérifiez si une contre-passation a suivi et notez qui en a pris l’initiative.

Distinguez la première prime lors de la souscription d’une prime ultérieure. L’article 7:934 BW concerne le défaut de paiement d’une prime ultérieure ; n’appliquez donc pas cette protection à tout nouveau contrat sans examen. Demandez expressément à l’assureur comment il qualifie la somme impayée. Faites également vérifier si une modification intervenue dans votre dossier affecte cette qualification.

2. Examiner la mise en demeure complète

Pour suspendre la garantie ou résilier en raison d’une prime ultérieure impayée, l’article 7:934 BW exige en principe une mise en demeure après l’échéance, accordant quatorze jours et indiquant les conséquences du non-paiement. Kifid souligne que le point de départ du délai doit également être clair. Examinez donc l’intégralité de la lettre ou du courriel, annexes et instructions de paiement comprises, et conservez une preuve de réception.

Dans la décision 2020-832, l’absence d’explication sur le début du délai de paiement a été déterminante. C’est un point concret de contrôle, et non une invitation à rechercher seulement un mot. Rapprochez date d’envoi, réception, date limite indiquée et sanction annoncée. Faites examiner par un avocat si vous avez réellement bénéficié de la possibilité de payer exigée et quelle portée peut avoir la correspondance antérieure.

3. Rapprocher suspension, résiliation et sinistre

Demandez si l’assureur affirme que seule la garantie était suspendue ou que le contrat entier a été résilié. Notez la date d’effet qu’il avance et la clause invoquée. Ajoutez le moment où le sinistre s’est produit. Si le dommage s’est développé progressivement, ce dernier point peut justement être discuté ; conservez les rapports d’inspection et les déclarations antérieures dans la même chronologie.

Ne vous fiez pas uniquement au statut actuel dans votre espace client. Il ne dit pas nécessairement comment l’assureur apprécie la garantie à la date du sinistre. Demandez une explication écrite mentionnant la période concernée. Si la mesure vous semble incorrecte, demandez à la fois la correction du statut de l’assurance et le réexamen de votre demande concrète. Ces deux demandes peuvent nécessiter des justificatifs différents.

4. Un échéancier peut modifier l’appréciation

Conservez toute proposition de report, toute promesse et la confirmation d’un échéancier. Notez qui a fait la proposition, quelle somme devait être payée à quelle date et ce qui a été dit sur la garantie. Un accord téléphonique est plus difficile à reconstituer si le collaborateur affirme ensuite avoir voulu dire autre chose. Demandez donc immédiatement une confirmation écrite et corrigez tout compte rendu incomplet.

Dans la décision 2022-0702, Kifid a examiné les conséquences d’un nouveau report de paiement et des avertissements envoyés ensuite. L’assureur aurait dû adresser une nouvelle mise en demeure correcte après ce nouveau délai. La commission a également examiné de manière critique la différence entre la sanction annoncée et celle appliquée. Un accord ne protège donc pas automatiquement de toute conséquence, mais peut empêcher qu’une ancienne mise en demeure reste déterminante sans autre examen.

5. Payer et rétablir la garantie sont deux questions distinctes

Contester la suspension ne supprime pas automatiquement une dette de prime réellement existante. Demandez quelles sommes restent dues, quels frais ont été ajoutés et quel montant est nécessaire pour rétablir la garantie à l’avenir. Discutez d’un échéancier réaliste si un paiement immédiat est impossible. En cas de décompte contesté, faites consigner les postes litigieux et l’objet du paiement effectué.

Inversement, un paiement ultérieur ne prouve pas que tous les sinistres antérieurs sont désormais couverts. Demandez expressément à partir de quelle date et de quelle heure l’assureur confirme de nouveau sa garantie et sa position sur les sinistres de la période intermédiaire. Ne faites pas dépendre de nouveaux engagements financiers d’une attente non confirmée. Même si une suspension s’avère invalide, les autres conditions de garantie, exclusions et l’étendue du dommage restent des questions distinctes.

6. Étayer une réclamation sans négliger la demande d’indemnisation

Centrez votre réclamation sur l’erreur concrète : par exemple un délai trop court, son point de départ ambigu ou une mesure différente de celle annoncée. Joignez les lettres pertinentes et un relevé synthétique des paiements. Demandez une réponse à chaque objection ainsi que la justification d’un éventuel effet rétroactif. Précisez aussi la solution recherchée : rétablissement, traitement du sinistre ou rectification d’une demande de remboursement.

Dans la décision 2019-941, la contre-passation d’un prélèvement ne suffisait pas pour omettre la mise en demeure nécessaire. L’affaire concernait aussi des sommes récupérées par l’assureur sur l’assuré après un accident de la circulation. N’utilisez une telle décision que pour le point juridique pertinent. Votre propre responsabilité, l’événement assuré et le montant du dommage doivent ressortir de votre dossier ; une irrégularité de la procédure de paiement ne prouve pas ces éléments.

7. Quand faire appel à un avocat ?

Consultez à temps un avocat en droit des assurances si une demande importante est rejetée, si l’assureur vous réclame une indemnité qu’il a payée ou si une assurance essentielle prend fin prochainement. Un premier examen peut se limiter à la catégorie de prime, à la mise en demeure et à la date du sinistre. Demandez au préalable son coût, les pièces manquantes et l’acte urgent nécessaire pour préserver votre position.

Préparez l’entretien avec le certificat d’assurance, les conditions, les relevés bancaires, les échéanciers, les rappels complets et le refus. Rédigez également une question précise, par exemple : la garantie pouvait-elle être suspendue à la date de l’accident malgré le délai de paiement convenu ensuite ? Signalez aussi les démarches de recouvrement en cours et la date à laquelle une nouvelle assurance sera nécessaire. L’avocat pourra ainsi examiner ensemble la garantie et le règlement financier.

Questions fréquentes

Suis-je toujours indemnisé si la mise en demeure est incorrecte ?

Non. Une mise en demeure incorrecte peut affecter une suspension ou une résiliation. L’indemnisation dépend aussi de l’événement assuré, des conditions et de la preuve de votre dommage.

Dois-je payer la prime pour une période sans garantie ?

Il faut l’examiner à partir du contrat, de la mesure choisie et de sa validité. Demandez une ventilation ; ne présumez pas qu’une contestation de garantie efface tous les arriérés de prime.

La contre-passation d’un prélèvement constitue-t-elle immédiatement un refus de payer ?

Cela ne découle pas automatiquement de la contre-passation. Conservez l’avis bancaire et son motif. Faites examiner si l’assureur devait encore adresser une mise en demeure correcte avant de suspendre la garantie.

Sources

Ces sources concernent cette page. Pour votre dossier, vérifiez les règles en vigueur et vos documents.

Articles associés

Vérification juridique

Pas encore vérifié juridiquement

Cette version n’a pas encore été examinée par un juriste ou un avocat. La vérification des sources et la révision du texte ne constituent pas une validation juridique.

Rédaction Droit des assurances aux Pays-Bas

Nous relions les explications aux sources et consignons les modifications ciblées. Une vérification juridique n’est attribuée qu’à la version effectivement examinée, avec un véritable réviseur, une date et un périmètre. La vérification humaine de ces articles reste à effectuer.

Ricardo van der Spoel

Ricardo van der Spoel

Responsabilité éditoriale · Organisation éditoriale et technique